Retour à la liste
Alexia Petit
03.09.2017 - Nouvelles

En juillet, Alexia passait de l'équipe de la réception à l'équipe d'entraîneurs. Notre noyau d'entraîneurs passait ainsi à 10, juste à temps pour notre 10e anniversaire qui arrive à grands pas.

Vous aviez déjà croisé Alexia sur notre blogue lorsqu'elle avait commis un article au printemps 2016 - S'entraîner pour apprivoiser son corps. On la redécouvre dans cette entrevue alors qu'elle rejoint l'équipe d'entraîneurs.

Rédaction et entrevue réalisées par Christian Pilon, partenaire-fondateur, Locomotion

Christian (C pour la suite): Il y a trois ans, tu rejoignais l'équipe à la réception. En parallèle, tu poursuivais des études en kinésiologie à l'Université de Montréal. En juillet, tu rejoignais le rang des entraîneurs. Sur cette période de trois ans, as-tu noté une évolution de l'entraînement en général? De l'entraînement au Studio?

Alexia (A pour la suite): Sur les derniers trois ans, on note que l'entraînement fonctionnel a pris du galon. J'aurais tendance à penser que le fait saillant est la croissance en popularité de la course à pied. On a plusieurs clients qui viennent vers nous en vue d'améliorer leurs performances dans ce domaine. Cette popularité est une bonne chose en soi, les gens bougent, mais je ne puis m'empêcher d'émettre certaines réserves par rapport à cet engouement. On voit bien des gens qui se lancent sans trop se questionner et qui négligent la technique de course, l'ensemble de leur musculation, résultat des courses, problèmes de genoux, de dos, etc. Pour bien courir, il faut que la machine au complet soit bien huilée. Alors oui, bouger, mais bouger bien!

Au Studio, l'évolution marquante se situe au niveau des techniques d'entraînement. Il est clair que le Studio a toujours misé sur l'entraînement athlétique, mais sur la dernière période, l'accélération est marquée. Concrètement, on voit que les gens trippent haltérophilie, CrossFit, cours de groupe. Notre piste de course, la zone poids libres sont des outils très utilisés par toute notre clientèle. En contrepartie, on délaisse les appareils cardio traditionnels type elliptique, tout particulièrement dans un usage à rythme constant.

C: Du côté des filles de ta génération, as-tu noté une évolution?

A: On le voit au Studio, la musculation fait de moins en moins peur aux filles. Je pense que les médias sociaux y sont pour quelque chose. En particulier, sur Instagram où on peut suivre des filles qui font de la musculation sans pour autant perdre leur féminité. Au quotidien, un corps fort, ça sert à une femme autant qu'à un homme.

C: Comment as-tu rencontré l'entraînement?

A: Ça va paraître drôle à dire, mais avant 16-17 ans, l'entraînement, l'activité physique: très peu pour moi. J'ai un problème de gestion de température, si je puis dire. En gros, impossible pour moi de suer et je deviens rouge comme une tomate à l'effort. C'est toujours le cas, mais je suis passée par-dessus! (rire) J'ai tout de même fait de la natation de 5 à 12 ans de façon plus intensive et du volleyball pendant quelques années à l'adolescence. Sinon l'entraînement est arrivé par un chemin détourné. Comme bien des adolescentes, j'ai eu à me battre avec des problèmes de confiance en moi. Ça va paraître bizarre, mais l'entraînement était au départ une façon de mettre de côté des calories pour pouvoir manger sans limite. En parallèle, j'ai grandi vitesse grand V et pris ma pleine stature très jeune, facteur probable de la scoliose idiopathique qui s'est alors mise en place. Je suis donc passée rapidement d'une motivation pas nécessairement saine issue de ma relation à la nourriture, à une motivation, appelons ça «médicale», pour m'aider à gérer les douleurs causées par ma scoliose. Alors qu'au début je souffrais 24h/24, avec l'entraînement, j'ai réussi à contrôler la douleur. Du coup, l'entraînement est maintenant une partie de moi et je ne risque pas de m'en départir de si tôt.

C: Tu as su rebondir! Avec ce que tu viens de mentionner, il est facile de penser que cette pathologie, quoique difficile à vivre, on n'en doute pas, t'a en quelques sortes poussée vers la kinésiologie?

A: Vrai, mais avant d'élaborer, comme on utilise des gros mots tels scoliose et pathologie, j'aimerais préciser que je vais très bien! (rire) J'ai eu la chance d'avoir des traitements à temps, et j'ai trouvé un équilibre à l'aide de l'entraînement. Pour revenir à ta question, alors que je m'étais orientée vers le commerce - je visais le HEC - j'ai complètement bifurqué. Simplement, je me suis dit que si je pouvais aider les gens à gérer des pathologies avec l'entraînement ça serait bien. En parallèle, mon aspect humain, «people's person», si je peux emprunter à l'anglais, a pris le dessus et ma volonté d'aller vers le commerce s'est évaporée. Mon chemin est devenu très clair à ce moment. Comme beaucoup de gens confrontés à un obstacle, l'obstacle vient qu'à nous définir en quelques sortes.

C: Ça m'amène à te parler de psychologie. Comment travailles-tu avec tes clients? Est-ce que tu préfères être en mode «bootcamp», c'est-à-dire fortement pousser tes clients via un niveau vocal élevé ou encore tu es plutôt posée comme entraîneuse?

A: Si je dois choisir entre les deux options, je dois aller vers posée. Maintenant, j'aime bien parler de caméléon. Je m'adapte au besoin du client, à sa personnalité. Certains veulent être poussés à leurs limites pour sortir du Studio avec le maximum d'endorphine dans le système. Pas de problème, je suis là. Je monterai un entraînement avec circuit qui comporte plus d'un défi et on poussera la machine. Si, par ailleurs, le client désire perfectionner sa technique, naturellement l'approche sera différente, plus posée. Sinon, je considère que mon travail va bien au-delà du coaching, du «cueing». Il est satisfaisant de faire évoluer quelqu'un physiquement, mais aider une personne à évoluer mentalement, aider son moral et la gestion du stress, est tout aussi gratifiant. Je n'ai donc pas peur de poser des questions, en apprendre sur la personne pour l'aider à combattre ses propres démons. On ne parle pas de séance de psy bien sûr, on parle d'une écoute active qui permet d'adapter l'entraînement à l'état d'esprit du moment.

C: Concrètement, j'arrive au Studio un matin pour ma séance d'entraînement personnel avec toi et je suis à plat. Qu'est-ce que tu fais?

A: Il y a de fortes chances que je te fasse courir des sprints sur tapis, histoire d'oxygéner ton système. Après, je reprends le poul (au sens figuré). Normalement ça fait le travail et on repart à l'entraînement. Le temps est précieux, il faut donc trouver l'étincelle qui permet de passer rapidement à l'action dans ces cas-là. J'ai pris plusieurs de psycho à l'université pour bien m'outiller de ce côté, car je crois sincèrement que c'est aussi important que le reste. Il y a bien sûr l'aspect technique de l'entraînement, la capacité pédagogique qu'a l'entraîneur à transférer ses connaissances, mais bien humblement, selon moi, la grande valeur ajoutée de l'entraînement personnel se situe au niveau du support psychologique que l'entraîneur peut apporter. Je crois (et on me dit parfois) que j'ai une bonne capacité d'écoute. Je suis plutôt sensible, je saisi rapidement la «vibe». Je mise et je vais certainement miser sur cette force pour aider les membres du Studio.

C: Quelques questions en rafales pour en apprendre un peu plus sur toi. Quel type d'entraînement apprécies-tu pour toi?

A: L'été je suis beaucoup à l'extérieur pour faire du vélo et de la randonnée. Au Studio, j'aime ça rapide et intense. Je travaille souvent en circuit ou en «super set». Je vise surtout un entraînement fonctionnel, très souvent unilatéral pour équilibrer mes deux côtés; ma scoliose me jouant un sérieux tour en termes de symétrie des forces. Je n'oublie jamais de travailler la mobilité en me réservant souvent un bon 20 minutes par séance.

C: Est-ce que tu as des superstitions? Des manies sympathiques?

A: Aie! Je suis un peu maniaque de l'organisation. Je suis contente de passer à l'équipe d'entraîneurs et de laisser derrière moi l'agenda de la réception par exemple. Je m'explique. Nous avons un agenda que nous partageons pour prendre des notes rapides dans la journée, éventuellement partager de l'information. La page du jour devient rapidement une liste avec des ratures, le tout pas toujours lisible, un brin désorganisé. Impossible pour moi de pas tourner l'oeil, lorsque je prenais des notes dans cet agenda. Voilà donc une petite manie «borderline» trouble obsessif compulsif. À ma défense, j'utilise cette particularité à mon avantage en ayant une organisation sans faille, je ne rate jamais un rendez-vous et mes programmes d'entraînement sont limpides et propres.

C: Voyage?

A: L'Europe exerce un grand pouvoir d'attraction sur moi. J'ai fait l'Italie il y a 5 ans, plus récemment l'Espagne et la France. J'aime bien la côte comme je suis une fille de plage.

C: Exploit sportif?

A: Passer d'un squat de 135 lb à 225 lb en environ 6 mois. J'ai depuis ré-orienté mon entraînement et ne suis pas nécessairement capable d'aller vers cette charge, mais à l'époque j'étais bien fière d'avoir mis deux «plates» de chaque côté.

C: Resto?

A: Tout ce qui permet de partager des plats entre amis. Par exemple, Cinko, sur St-Denis où, lors de sortie entre filles, on s'amuse à partager pleins de plats.

C: Dans l'équipe d'entraîneurs, celui ou celle qui t'impressionne le plus à l'entraînement?

A: Pas gentil comme question au moment où j'intègre l'équipe. Ça pourrait en vexer quelques uns ou unes. J'y vais tout de même. Je suis en admiration devant Patricia, qui, je trouve, a une volonté, une détermination et une persévérance d'acier.

C: Merci et bonne chance avec cette nouvelle aventure.

A: Merci à toi et au Studio pour cette belle opportunité.

PLUS DE DÉTAILS SUR ALEXIA

Au moment de la publication de cette entrevue, Alexia a des ouvertures pour vous épauler en entraînement personnel, en soirée le lundi et mercredi et en matinée, le mercredi et vendredi. N'hésitez pas à communiquer avec nous au Studio pour planifier une rencontre ou encore à lui écrire directement alexia.petit@studiolocomotion.com.

Alexia Petit

Fermer
Sélectionnez vos intérêts
  • L'Entrainement Général

  • Crossfit

  • L'Entrainement Personnel

  • Cours de groupe

  • Locospin (vélo stationnaire en groupe)

Valider
Merci

Merci de vous abonner à notre infolettre. N'hésitez pas à nous suggérer des sujets en communiquant avec nous à info@studiolocomotion.com