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Guillaume Lafleur-Smith
04.10.2016 - Nouvelles

Fin août, Guillaume Lafleur-Smith intègre notre équipe d'entraîneurs, maintenant au nombre de neuf.

Cycliste extrême, dès l'adolescence il développe une passion pour la descente en vélo de montagne. À 17 ans, il pousse l'audace en déménageant dans la région de Vancouver; la mecque de la discipline au pays. Plus tard, de retour à Montréal, il se découvre une passion pour le CrossFit et obtient en un temps record son niveau 1 et 2. Il travaille présentement sur son niveau 3. Nous nous sommes assis avec lui à son retour de Boston. L’équipe d'entraîneurs du Studio y était pour une formation chez Mike Boyle Strenght & Conditionning, une référence dans le domaine de l’entraînement et de la préparation physique d’athlète.

Rédaction et entrevue réalisées par Christian Pilon, partenaire-fondateur, Locomotion

Christian (C pour la suite): Tu viens tout juste d'intégrer les rangs de l'équipe. Est-ce qu’un élément t'a frappé en arrivant au Studio?

Guillaume (G pour la suite): Sans vouloir tomber dans la flatterie excessive dès le départ, au risque de faire enfler la tête de certains, je peux difficilement passer à côté du niveau de connaissances et du professionnalisme de mes collègues-entraîneurs. En ayant la chance dès le départ de partir en formation à Boston avec eux, j'ai rapidement pris conscience de la qualité de l'équipe. J'avais déjà cette perception avant d'arriver. Il faut dire que la réputation du Studio est très bonne dans la communauté des entraîneurs. En étant en contact de façon intensive pendant un long week-end, ça n'a fait que confirmer le tout. Bien heureux de me joindre à eux!

C: J'ai cru comprendre que tu avais une passion pour la descente en vélo de montagne, mais que tu avais également touché à plusieurs sports. Peux-tu nous faire un bref survol?

G: J'ai essayé le soccer, mais les sports d'équipe au final n’était pas trop ma tasse de thé. J'ai fait du patin artistique par la suite, de la natation jusqu'à 15 ans environ avec un horaire d'entraînement qui est monté à 18 heures par semaine - un peu difficile à gérer à l'adolescence. Le vélo a toujours été présent et j'ai commencé à compétitionner à 14 ans. C'est d'ailleurs à cet âge et avec le vélo entre autres que je me suis débarrassé d'un 30 lb en trop. À la grandeur que j'avais à ce moment là de ma vie, ce surpoids n'était pas neutre. On me traitait de «petit gros» et ma confiance personnelle n'était pas à son sommet. Il y a eu un déclic, et je me suis mis à m'entraîner intensivement. Je faisais un peu n'importe quoi à l'époque. Une fois que j'avais complété le programme que l'entraîneur me donnait, je continuais à m'entraîner en ajoutant d'autres exercices, du «cardio», etc., sans égard à l'enchaînement. Il n'était pas rare que mes séances durent trois heures.

C: Comment as-tu vécu cette période? Qu'est que l'entraînement t'a apporté?

G: J'ai manqué un peu de chance plus jeune et j'ai souvent été victime de sarcasmes. En patinage artistique entre autres…tu t'en doutes bien. En natation, je n'avais pas nécessairement un talent naturel selon certains. En vélo, on m'a parlé de génétique. J'ai fait rire de moi en CrossFit à mes débuts. Ce qui va complètement à l'encontre de la philosophie. Il est important de préciser que ça ne s’est pas passé au Studio (rires!). On ne nommera pas de noms. Sinon, prendre le contrôle de son corps à cet âge a eu un effet important. J'ai pris confiance en moi, bâti ma résilience, et j'ai vite fait de passer au-delà des contretemps et des sarcasmes que j'ai dû affronter par la suite. Je savais ce que je pouvais faire et personne ne pouvait me dire ce que je ne pouvais pas faire. Je pense sincèrement que l’entraînement devrait être présent dans nos vies plus rapidement. Pour la discipline que ça donne, le sentiment de bien-être et cette fameuse confiance en soi qui n’est pas toujours facile à acquérir lors du périlleux passage de l'adolescence.

C: Parlons d’adolescents, de l’adolescence justement. On t'a lancé dans la gueule du loup dès le départ au Studio en te proposant d'entraîner les jeunes du Club d'escrime Les Spartiates. Ils sont dans la fourchette d'âge dont on vient de parler, 12 à 16 ans. Comment trouves-tu l'expérience?

G: Très stimulante! Ils sont incroyables, attentifs et d'une politesse. Du coup, leur progression est superbe. En quelques semaines, on a fait beaucoup de chemin. Par ailleurs, ça me permet d'exploiter ma pédagogie à fond. J'aime bien expliquer les raisons pour lesquelles nous attaquons tel ou tel type d'exercice. Ils emmagasinent de l'information qui leur servira au-delà des séances d'entraînement que nous effectuons. Du moins, j'espère. Ils commencent à faire des liens intéressants, ressentir les choses par eux-mêmes. Exemple: lors de la dernière séance, j'en ai eu trois qui sont venus vers moi pour me dire qu'ils allaient faire deux séries supplémentaires. Ils sentaient que les efforts déployés lors des séries de travail n’étaient pas à la hauteur. Ils comprennent très vite. Voir ces jeunes progresser physiquement bien sûr, mais également dans leur compréhension de la discipline est extrêmement gratifiant.

C: Je présume que cette pédagogie te suit dans ce que tu fais comme travail en entraînement personnel avec les membres du Studio.

G: Bien sûr! Bien humblement, je pense que bien de mes clients viennent vers moi pour cette qualité. Ceci dit, il y a des moments pour expliquer et il y a des moments pour être dans l'action. Dans un contexte d'entraînement personnel, la personne cherche une prise en charge, il y aura toujours le comment, la technique, le tempo, etc., mais parfois moins de pourquoi, si je peux m'exprimer ainsi. J'ai le portrait global en tête et c'est mon travail d'amener le client au bon endroit. Si on passe la séance à expliquer le pourquoi, on avance moins vite. Après je m'adapte aux besoins de tous. Il faut simplement trouver moyen, dans le processus, de doser entre pédagogie et action.

C: Est-ce que tu as des défis auxquels tu aimes particulièrement t'attaquer avec un client?

G: J'adore me concentrer sur un mouvement précis avec un client. On peut parler d'un geste sportif ou d’un soulevé en haltérophilie. En ayant un objectif, on va dire «restreint» à défaut d'un meilleur terme, on est vraiment en mesure de faire le tour de la question. Bien souvent, on parle d’une ou deux séances pour arriver à bien contrôler le tout. Le défi est encore plus intéressant quand a priori le mouvement n'est pas accessible pour le client. On décortique le tout, on y va étape par étape et on atteint rapidement des résultats intéressants. À mon grand plaisir et bien sûr au grand plaisir du client.

C: Tout en sachant que chaque client demande une approche sur mesure, est-ce que tu as des chemins que tu empruntes plus souvent lors de la recherche d'une perte de poids?

G: Dans la plupart des cas, après une bonne discussion/évaluation, il y aura du travail par intervalles assez rapidement dans le processus. On peut présumer dans le contexte d'une perte de poids que la personne est débutante ou encore en remise en forme. Je vais me le permettre du moins pour répondre à ta question. Je choisirai, dans ce travail par intervalles, des mouvements accessibles pour mettre la personne en confiance. En chemin, je m'assure de connaître ce que la personne aime pour intégrer cette discipline ou formule dans la séance. Le plaisir doit être au rendez-vous, on pourra basculer éventuellement sur une approche plus structurée qui optimise les résultats. J'essaie aussi d'identifier des défis que la personne pourra relever avec brio. En discutant, on trouve souvent le truc qui fait un peu peur. On identifie un mouvement que le membre ne croit pas être en mesure de faire. Parfois, on capte un regard d'envie envers un autre client qui vient de faire de quoi d'intéressant. Ça me met sur une piste. J’intègre cette information et le temps venu, on ajoute un défi au menu. En le surmontant, on avance à grands pas et - à nouveau - on construit la confiance. On va certainement aborder la nutrition également.

C: Je te pose des questions en rafales. Un entraînement que tu aimes bien faire? On parle de toi personnellement.

G: Un bon «grinder» (CrossFit), avec 2-3 mouvements ou encore à l'opposé un WOD bien long de plus de 15 minutes, où je suis en mesure de travailler le rythme, me «pacer» pour utiliser le jargon. Ce dernier type d'entraînement demande une approche stratégique au niveau du rythme. J'aime bien explorer cet aspect, me casser la noix pour trouver le bon chemin pour une performance optimale. Normalement, je m'en tire assez bien.

C: Voyage?

G: J'aime bien l'Amérique du Sud et j'ai certainement un faible pour l'Ouest canadien.

C: Tu as vécu dans le coin de Vancouver. Je présume que tu as un attachement spécial à cette partie du pays?

G: C'est un endroit particulier. Un peu le contraire de Montréal. Ici, c'est le «nightlife» et là-bas on parle de «daylife». Tout le monde fait une activité sportive au quotidien ou presque: kayak, course, vélo,etc.. On croise tout ça et plus dans une journée et à maintes reprises. Maintenant, faudrait pas penser que je dénigre Montréal. La ville est superbe et sur le point de devenir une référence. Elle est en nette progression selon moi. On court de plus en plus, le marathon fonctionne bien, on investit dans les pistes cyclables. Ça bouge! Et surtout, on a des studios d'entraînement comme Locomotion (rires!).

C: Une performance dont tu es particulièrement fier?

G: Je pense assez facilement à une descente lors des Championnats québécois de vélo de montagne qui avait été simplement parfaite. Même si ça fait maintenant 9 ans, je peux la visualiser dans son entièreté. Un moment de grâce sportive!

C: As-tu une superstition? Un trouble obsessif compulsif? Dont on peut parler naturellement.

G: Un peu maniaque de l'organisation, du ménage. Impossible de faire un pas hors de ma chambre en me levant le matin sans faire le lit. Ça manque des fois d'un peu de folie et spontanéité, mais en même temps, ça me sert dans mon travail.

C: Merci de t'être livré à cet exercice et je te souhaite la bienvenue de la part de toute l'équipe.

PLUS DE DÉTAILS SUR GUILLAUME

Au moment de la publication de cette entrevue, Guillaume a des ouvertures pour vous épauler en entraînement personnel, en matinée, mardi, jeudi et vendredi, en après-midi mardi et jeudi, ainsi qu'en soirée du lundi au jeudi. Le week-end en matinée, le nombre de plages horaires est limité, mais quelques séances demeurent disponibles. N'hésitez pas à communiquer avec nous au Studio pour planifier une rencontre ou encore à lui écrire directement guillaume.lafleur-smith@studiolocomotion.com.

Sinon, vous serez en mesure de le croiser à la barre des séances WOD du lundi 17 h et du dimanche 9 h 30, lors des cours Métabolic du lundi 19 h 30 et il vous guidera dans les cours TRX du dimanche dont la première séance aura lieu ce week-end (9/10). Plus de détails sur cette nouveauté en cliquant >ici<.

Guillaume Lafleur-Smith

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