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Portrait membre: Patrick Henry
12.12.2016 - Nouvelles

Lorsque l’on croise Patrick (Pat-Henry pour les intimes), on a du mal à imaginer qu’il haïssait l’entraînement.

Entrevue et rédaction: Christian Pilon, partenaire au Studio

Membre depuis le 4 janvier 2014, il a cumulé plus de 750 visites au Studio (dont plus de 500 WODS). Il franchit la porte du Studio en moyenne plus de 5 fois par semaine. L’année dernière, il prenait des vacances à Carson en Californie pour assister au CrossFit Games. Il a fait du CrossFit en Australie. Il est allé à Boston pour s’entraîner avec un ami récemment. Excessif? Possible. Chose certaine, un gaillard à la passion contagieuse.

Christian (C: pour la suite): J’ai appris récemment que tu n’aimais pas t’entraîner! Impossible! Tu nous dois une explication!

Pat (P: pour la suite): Il faut préciser, je ne me suis jamais entraîné en salle et je hais ça pour mourir m’installer sur une machine pour pousser de la fonte. Le CrossFit est autre chose pour moi. C’est surtout le travail d’équipe qui vient me chercher dans la formule et ça depuis le début.

C: On s’aperçoit en regardant tes stats au Studio et dans une certaine mesure en te côtoyant que tu as un côté un peu excessif en entraînement. D’ailleurs, tu as participé à une émission à Télé-Québec où on te posait des questions sur le sujet. Titre de l’épisode de Banc public - Dépendance au sport. Soyons directs, es-tu dépendant?

P: J’assume complètement cet aspect «dépendance». Pour moi, le CrossFit ne m’apporte que du positif. Naturellement côté forme physique, j’ai beaucoup progressé. J’ai par ailleurs fait d’énormes changements de vie. J’avais tendance à fêter fort, un peu trop. Dès le moment que j’ai mis le pied dans le CrossFit, j’ai compris que si je voulais progresser, je devais me questionner de ce côté. L’excès dans la fête a donc complètement laissé place au sport. Vous ne trouverez personne qui se couche aussi tôt que moi maintenant! [Rires!] Sinon, je mange mieux. J’ai également pris confiance en moi. L’impact est dans toutes les sphères de ma vie. Naturellement quand on parle de dépendance, on pense rapidement aux fameuses endorphines procurées par l’exercice physique. Elles ont probablement leur rôle à jouer, mais j’aime dire à mon entourage que pour moi, ça se joue à un autre niveau. Si je me lève le samedi matin, c’est pour aller rejoindre ma «gang». J’ai apprivoisé le sport d’équipe avec le volleyball et le CrossFit est certainement ce qui se rapproche le plus d’un sport d’équipe si on parle entraînement.

C: Puisque tu parles de sports, peux-tu me dire ce que tu as fait comme sport plus jeune, comme jeune adulte?

P: Au secondaire, j’étais dans la «gang» de musique, donc le sport, mis à part le vélo pour aller à l’école, très peu pour moi, et ce malgré un père qui a joué jusque dans l’Association mondiale de hockey dans les années ‘70. J’ai plutôt accroché avec les sports de raquette à l’Université et en arrivant à Montréal les sports d’équipe avec le volleyball surtout, comme je le mentionnais.

C: Côté travail, tu es actuaire. Tu mentionnes que la musique fait partie de ta vie. Tu joues encore du piano, à moins d’erreur. Tu m’excuseras ma potentielle insolence, mais on n’a pas tendance à associer actuariat et musique. Plutôt rare, non?

P: Bravo les stéréotypes! [rires!] Je ne sais pas pour l’aspect rareté, mais j’ai cru comprendre que les recherches sur le cerveau avaient souvent exploré les liens entre les zones stimulées du cerveau qui peuvent s’apparenter dans les deux domaines. J’ai également compris que pour les mathématiciens, le cerveau réagissait de la même façon devant le plaisir d’une belle équation ou une belle mélodie. Personnellement, je n’ai jamais senti de frontières entre les deux domaines, comme je ne sens pas de frontière entre l’entraînement, mon travail, ma vie. Il s’agit d’un tout. Je cherche mon équilibre dans tout ça.

C: Parlons équilibre justement, au printemps, tu as dû ralentir, côté entraînement et travail. Penses-tu avoir été trop loin, souffert de surentraînement?

P: Le printemps a été rude; Nicolas m’a intimé de prendre un congé à un moment. Il a bien vu lors d’un entraînement, un matin, que je n’étais pas dans mon assiette. Pas longtemps avant, j’avais même quitté une séance d’entraînement, trop lasse et frustré par mes performances. Quand on connaît mon amour du CrossFit, c’est peu dire. J’avais quelque part atteint le fond du baril. Je dois avouer que je présentais certains symptômes de surentraînement. J’ai même dû ralentir côté travail, prendre une pause. Pour l’entraînement, j’ai mis la pédale douce, mais comme le tout m’amenait encore du plaisir, on m’a déconseillé de complètement arrêter. J’ai continué en étant un peu plus à l’écoute de mon corps. J’ai pu gagner du poil de la bête, mais sans me sentir complètement à niveau. J’ai donc continué à chercher et il y a un mois, j’ai finalement mis le doigt sur le bobo ou plutôt les bobos. Le diagnostic: je souffre d’asthme. J’ai pu comprendre pourquoi je peinais à retrouver mon souffle dans certaines situations, depuis janvier. Côté «énergie», j’ai appris que j’étais apnéique, presque sévère, du style: plus de vingt arrêts respiratoires à l’heure pendant au moins 10 secondes. Quand on dit que la récupération, le sommeil est important après l’entraînement, je suis pratiquement un cas d’étude (rire!). En n’ayant pas été en mesure de récupérer avec le sommeil, ce n’était qu’une question de temps avant que je pique du nez avec les efforts que je m’imposais. En utilisant un appareil pour contrôler l’apnée la nuit et une pompe pour l’asthme, je suis en train de sérieusement remonter la pente et je suis (enfin) de retour à 5 entraînements par semaine.

C: Malgré les problématiques santé que tu évoques - asthme et apnée - est-ce que tes médecins ont contre-indiqué l’entraînement?

P: Dans mon cas précis - il serait hasardeux d’en tirer des conclusions pour tous - on ne m’a pas demandé de ralentir. J’ai certainement appris une leçon de l’épisode et je suis assurément plus à l’écoute, moins dans l’excès. Si je pouvais me permettre un conseil pour tous ceux qui manquent d’énergie, qui se questionne sur la qualité de leur sommeil, analyser cette piste est certainement à envisager. J’aurais aimé mettre le doigt sur le bobo plus rapidement.

C: Je me permets de faire un peu de coq-à-l’âne. Tu es présentement en forme, mais si je ne me trompe ton poids a été un défi à différents moments dans ta vie. Peux-tu nous en parler?

P: Tu parlais de mon côté excessif, j’ai poussé très fort lorsque j’ai commencé à travailler et je faisais beaucoup d’excès dans le «fast food». Dans mes premières années de travail, je trouvais difficilement l’équilibre et je suis monté à 230 lb. Pour les lecteurs, il faut comprendre que je mesure 5’ 9’’ (1m77) et que je n’ai pas nécessairement une ossature de colosse. C’était vraiment trop. À deux reprises dans ma vie, je suis grimpé à ce poids.

C: Comment as-tu fait pour perdre tout ce poids?

P: Je me suis pris en main et fais de la marche. La première fois sur un tapis roulant à la maison quand j’étais en banlieue et une fois à Montréal, en marchant à l’extérieur avec mon chien. Est-ce que je t’ai dit que j’étais excessif? [Rires!] La deuxième fois, certaines semaines, je marchais plus de 150 km, un 5 km le matin et éventuellement un 5-10 ou même 15 km le soir. Je me rappelle d’avoir fait une marche de 43 km un samedi avec mon chien toujours. Inévitablement, on obtient des résultats, mais ça bouffe un temps énorme. Et veux, veux pas, la monotonie s’installe. C’est en partie pour cette raison et grâce à l’impulsion d’un ami qui m’a mentionné qu’il aimerait essayer le CrossFit que j’ai tenté l’aventure. Rien n’arrive pour rien! Lors de mes nombreuses marches, je passais régulièrement devant le Studio. Lorsque mon ami m’a parlé de CrossFit, je lui ai mentionné que je connaissais un endroit. J’ai testé le samedi 4 janvier 2014, une séance Fondation avec Patricia, et boom! Ce fut le coup de foudre automatique! J’étais membre la semaine suivante et je n’ai pas arrêté depuis.

C: Je me permets quelques questions en rafales. Ton exercice préféré?

P: Le «overhead squat». Je suis fier d’accomplir ce mouvement, car il demande une bonne mobilité au niveau des épaules, des hanches, genoux et chevilles, chose que je n’avais pas du tout avant. Il faut faire de la mobilité tous les jours! Ça change sa relation avec son enveloppe corporelle, rien de moins, et ça permet d’envisager ses vieux jours en forme.

C: Chien ou chat?

P: Les deux, mais ne le dites pas à mon chien Sammy. Sérieusement, je le mentionnais plutôt, il m’a aidé à reprendre la forme, donc je lui en dois beaucoup et j’ai une sincère affection pour lui. Je le traîne parfois le week-end au Studio lors d’entraînements extérieurs ou spéciaux. J’ose croire qu’il m’encourage, même si je le suspecte de venir plutôt pour tous les câlins qu’il reçoit des autres membres!

C: Un film qui t’a marqué?

P: The Game avec Michael Douglas et Sean Penn; méchant punch à la fin! J’aime bien quand le scénario réserve une surprise que le tout soit bien ficelé. On peut parler de Sixth Sense avec Bruce Willis dans le même département.

C: Comme tu fais de la musique, ton instrument favori?

P: Au secondaire, j’ai joué du hautbois pendant 5 ans. Sexy, non? [Rires!] Comme je suis une bonne pâte et qu’il n’y avait personne qui se garrochait sur cet instrument, je me suis porté volontaire pour que l’orchestre soit complet. Je n’ai pas regretté. En étant au centre dans la configuration, on prend des notes plein les oreilles. Cette expérience m’a profondément marquée et la musique orchestrale, de films surtout, continue à me donner des frissons. Sinon j’ai un piano à la maison.

C: Pour terminer, un ou une athlète CrossFit préféré(e)?

P: Je suis le plus grand «fan» de l’Australienne Kara Webb! D’ailleurs, j’espère bien retourner en Australie pour mes 40 ans en février 2018. Je compte aller faire des Wods à Crossfit Roar à Brisbane où elle coache!

Patrick Henry

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